Janine Ducret, résistante et autonome

Le nom de Janine Ducret, également Jeanne Lefebvre, est rapidement venu à mes oreilles quand j’ai commencé à parler de recueil de portraits du Val d’Issole : « elle est formidable, c’est la fille de l’instituteur Ducret ». Une introduction de taille. Janine n’est pas uniquement la  fille de son père. Cette femme se distingue, à Méounes mais aussi à La Roquebrussanne, où elle a résisté, entretenu son autonomie et milité pour sa liberté. 

Je lui avais consacré un portrait publié en février 2015 sur un site dédié à la mémoire du Val d’Issole, intitulé « Janine Ducret : un sans faute », à retrouver dans son intégralité ci-dessous. Les enregistrements sonores de nos entretiens réalisés fin 2014 chez elle à La Roquebrussanne dans le Var sont conservés aux Archives départementales du Var, dans un ensemble appelé Mémoires orales du Val d’Issole.

Joelle Palmieri
28 octobre 2020


Janine Ducret : un sans faute

La maison dans laquelle Jeanne Lefebvre, dite à Méounes Janine Ducret, me reçoit est somptueuse. Moins par son faste que par son harmonie, l’atmosphère qu’elle dégage : le voyage, l’amplitude, le bon vivre. Une maison achetée à des voisins de sa cousine, située au centre de La Roquebrussanne. La salle à manger offre une vue sur un jardin resplendissant. Les autres pièces respirent. Tout y est grand, chaleureux, subtil, plaisant, envoutant, vif, vivant. Comme sa propriétaire. Une fois assise sur une simple chaise, elle va, de sa voix rauque et avec un mélange de retenue et d’humour, me narrer quelques pans de sa vie. Sylvie, sa fille, est préalablement venue me chercher à l’angle de la route qui va de Néoules à La Roquebrussanne. Janine n’a en effet pas souhaité me recevoir seule. Elle prétexte de sa perte latente de mémoire et donc du besoin d’une béquille mémorielle pour discourir sur son existence. Son mari, Gérard, lui aussi est de la partie. Entre deux occupations, il interviendra régulièrement dans notre conversation.

Une élève brillante et autonome

Tout en arborant une certaine décontraction – sa tenue vestimentaire en atteste –, Janine est déterminée. Concentrée. Prête à la tâche. Un « on y va ! » inaugure la série d’événements qui ont ponctué sa vie et qu’elle voudra me confier. Elle naît Jeanne le 29 juin 1927 à Méounes, dans la maison familiale située place de l’Église, de Joseph et Thérèse Ducret. Elle restera fille unique. Sa mère décide, par pur effet de mode, de l’appeler Janine. Ce prénom lui restera. Son père, animé par sa vocation d’instituteur, passera de nombreuses heures et années à prendre en charge les enfants des autres : leur apprendre à lire, les perfectionner dans telle ou telle matière, les corriger. Les faire grandir en somme. Le nom actuel de l’école primaire du village le rappelle. Il s’occupe également des adultes en cours du soir. Sa mère, s’occupera quant à elle de sa grand-mère, Berthe, devenue paralytique. La dame très agitée en face de moi se souvient du seul mot que son aïeule pouvait prononcer : « acudaqui ». Elle répète volontiers. Un mot provençal. Et rit. « J’étais la seule à la comprendre ». Aussi, enfant, Janine reste aux côtés de Berthe et lui tient compagnie avec plaisir. Parce que Sylvie précise la généalogie familiale, les patronymes des uns et des autres, Janine peut m’informer qu’une partie de sa famille a immigré aux « États-Unis ». On assistera ainsi, au cours de notre échange, à de multiples digressions.

Janine ne se souvient pas des dates mais des faits. Peut-être est-ce pourquoi elle tient autant la forme et défie autant son âge. À propos de l’école de filles où elle va à partir de six ans, elle proclame tout de suite après avoir cité le nom de son institutrice pour mieux l’évacuer : « mon père faisait tout ». Elle ajoute aussitôt dans un ballet de bras qu’on pourrait qualifier de contemporain : « pour tout vous dire, mon père était un instituteur assez brillant ». Aussi, à l’âge de dix ans, va-t-elle quitter sa classe de filles pour rejoindre celle des garçons, là où le patriarche pratique. Janine est amplement consciente de l’originalité de la situation : « j’ai eu une vie de garçon ! ». La seule fille dans une classe de garçons et fille de l’instituteur. « Inutile de vous dire qu’ils ne me passaient rien ! ». Sa carrière de modèle social commence. Janine doit être la meilleure, et ce dans tous les domaines. Montrer l’exemple. Faire face à tous les obstacles. La tension est constante. La veille permanente. D’ailleurs, en même temps que nous discutons, Sylvie et Gérard s’escrimeront en vain à allumer un feu de cheminée, et au moment précis où elle le décidera, Janine se lèvera, interrompra notre conversation et fera flamber le bois dans l’âtre. Son mari confirmera : « elle a toujours tout fait toute seule, et elle se débrouille bien ». Il ajoutera : « elle a tout mené ». Sa fille renchérira.

Elle rit au souvenir des railleries de ses voisins de classe et des épisodes anachroniques : « à la récré, je jouais au foot ! ». On est en 1937. Avec quatre autres élèves, dont les noms sont connus au village, Janine va suivre, le soir, des cours particuliers d’anglais et de latin. Jugée « assez intelligente » par son père, elle pourra ainsi mieux préparer son entrée au collège. Elle passe son certificat d’études en 1939, « mention très bien », ajoute avec élégance la fausse vieille dame. « Première du canton », elle gagne une bicyclette. Elle enchaîne sur la colère furieuse de son père et le sentiment de tristesse que cette réaction a produit en elle. Joseph craint les « on dit » et anticipe les jalousies : il ne souhaite pas qu’on prenne le succès de sa fille pour du « favoritisme » et lui fait bien savoir. Aussi va-t-il d’emblée arracher le prix à Janine et donner le vélo à une élève qui a obtenu « quelques points de moins que moi » et est résidente de l’orphelinat de Garéoult. Injuste pour la petite fille qu’est Janine. Juste pour la société. L’équité sociale. Difficile pour une petite fille de se mouvoir dans cet espace que Joseph a résolument établi. Mais Janine adhère à cette loi sans sourciller, d’autant que son grand-père la console en lui achetant l’objet de ses vœux : une bicyclette.

À douze ans, après sa communion, elle se découvre une vocation pour la religion catholique. Fréquente assidument avec quelques copines du village la Chartreuse des Montrieux. Veut devenir bonne sœur. Prie à tout va. Ses parents commencent « à se faire du souci » et la détournent vite de cette idée.

L’esprit de résistance

L’année suivante, Janine passe directement en cinquième au collège de jeunes filles de Toulon, boulevard de Strasbourg. Tous les matins à sept heures elle prend le bus, jusqu’en 1941, année de sa seconde. Elle obtient son brevet élémentaire. Mais échoue au bac. Les années qui séparent ces deux étapes s’avèrent difficiles à compter. Les événements nationaux, voire internationaux, viennent bousculer la chronologie personnelle. Après le sabordement de la flotte au port de Toulon en 1942, ses parents l’envoient en pension à Aix-en-Provence, pour des raisons évidentes de sécurité. Son mari vient combler les vides calendaires. Sylvie essaie d’égrainer les années et les événements. Janine s’énerve à l’idée de cet oubli des dates. Elle se lève soudainement, revient avec une cigarette qu’elle allume aussitôt et un carton plutôt vieilli. Ouvre le trésor. Des photos anciennes. Des documents, pêle-mêle. Elle fouille. Sort quelques clichés d’elle, jeune. S’agite. Lit les inscriptions manuscrites au dos des joyaux, histoire de repérer quelques dates et de se situer dans le temps. Déclame un « on verra ça plus tard ». Et reprend comme repère… son père. Mobilisé en 1939 comme chasseur alpin, puis démobilisé au moment de la « déconfiture » en 1940, Joseph crée en réaction à la vague pétainiste un réseau de résistance à Vallebelle pendant l’occupation allemande. Il reste en contact avec Londres, organise des parachutages. L’heure est à la clandestinité, d’autant que la famille doit loger un officier allemand. « On est bien tombé, un monsieur très correct ». Peu d’échanges : bonjour, au revoir. La famille en gardera la valise en cuir.

Père, mère, grands-parents, enfants organisent l’écoute précieuse de Radio Londres. Janine rend « des petits services » au résistant. Elle porte des messages à des destinataires inconnus. En bus, à vélo. Elle a treize ans. Elle n’a pas peur. Elle fait entièrement confiance à Joseph. Ce qu’elle fait est forcément juste. Elle rit de la prose en vogue dans ces missives : « Léon va venir samedi », ce qui signifiait qu’un parachutage allait avoir lieu sous peu. Elle rit également des mésaventures auxquelles elle a été confrontée. Un jour de voyage en bus vers Brignoles, elle est arrêtée par l’armée allemande. Elle avale aussitôt le bout de papier qu’elle cache précieusement sur elle. Et elle mastique. Le message et son humilité. Car elle insiste : « vraiment, ce sont des petites choses ». Rien n’est assez grand pour son père.

En 1941, Joseph prend contact avec des amis à Aix pour obtenir la dérogation nécessaire pour l’inscription de sa fille au lycée. Et les souvenirs reviennent. « On mangeait mal… ». Pour compenser les topinambours, la mère d’une de ses compagnes d’internat, épicière à Toulon, envoie du ravitaillement qui compense largement le manque. L’affaire se présente délicate mais Janine préfère en rire. Et va à l’essentiel : « je vais vous faire un aveu ». Celui d’un échec. Le seul sans doute. Elle rate son bac, deux fois. Deux années de suite. 1943 et 1944. À cause du grec, que son père lui a imposée. Elle se sent triste. « Pour quelqu’un qui était soi-disant si brillante, je ne suis même pas bachelière. […] La honte ». Son père n’est pas ravi. Il ne comprend pas et lui dit. L’échec est doublé. Sans doute Janine a-t-elle alors le sentiment de trahir son père. Elle ne s’appesantira pas. Bien au contraire, passera immédiatement à autre chose.

La liberté : un cap

En 1945, le gouvernement gaulliste propose à l’ancien résistant et capitaine de réserve qu’est son père de rester dans l’armée. Joseph choisit de quitter l’enseignement et entame une carrière militaire. Il finira colonel. Janine suit la famille et part dans un premier temps pour Alger. Joseph est affecté au commandement du Centre d’Entrainement physique de Maison carrée. Il forme des centaines de soldats. Il monte une équipe de football de niveau national et obtient de bons résultats. Janine et Thérèse laissent Joseph finir seul son affectation et restent quelques mois car la maternelle ne supporte pas le climat. Elles rejoignent Méounes en 1946. Joseph reste dans la capitale algérienne jusqu’en 1950 et est nommé responsable de l’École nationale d’Entraînement physique à Pau où sa famille le rejoint.

En 1953, Janine vient habiter seule un appartement à Toulon. Elle acquiert son autonomie, en prenant des cours de comptabilité et de secrétariat de direction. Elle se met immédiatement à travailler. Elle va régulièrement rendre visite à ses parents à Pau. Achète une vespa. Prend la route de l’Esterel tous les weekends voir ses parents, alors affectés à Antibes. La même année, elle rompt des fiançailles. Rien moins que ça. La vieille dame tape dans ses mains tellement l’affaire est énorme. À 26 ans, elle se promet au fils d’un médecin. Une grande famille toulonnaise qui « l’appréciait beaucoup ». Tout est organisé, en grandes pompes, bien évidemment. « Il y avait le tout Toulon […] bague superbe… ». Son prétendant est un « bon copain ». Il est amoureux. Elle, ne l’aime pas. Elle lui dit, lui rend la bague en expliquant à quel point elle voit l’avenir comme une « cata ». Il comprend. La future belle-famille également. Ses parents trouvent son attitude « peu correcte ». L’histoire s’arrête là. Quelle audace ! La réputation de femme libre lui restera. On lui rappellera souvent. Et là ne s’arrête pas sa soif de liberté. Avec trois copines, elle fait un tour de Corse à bord de son engin à moteur. Janine se régale à l’évocation de ces souvenirs et replonge dans sa boîte en carton.

Janine rencontre Gérard un samedi soir de 1955. Elle a 28 ans et lui deux de moins. Fait rare, là encore. Il est officier de Marine, en poste sur un bateau. Elle commente l’événement très méticuleusement au point que son mari fait mine de s’inquiéter des frontières qu’elle va poser à la relation de cet épisode. Pas trop pudique, Janine. Un bateau américain est arrimé dans la rade. Et la bande de copains de Gérard veut organiser une fête aux Morillons. Encore faut-il parler anglais. D’où la présence de la jeune femme bilingue. D’autorité mon interlocutrice passe la parole à son époux pour raconter la suite, car le plus important à ses yeux n’est peut-être pas la romance mais la reconnaissance du savoir. Elle l’interrompra uniquement pour apporter une touche d’humour au récit amoureux : elle porte une perruque, aux longs cheveux. Elle rit. Le lendemain, il la reconnaîtra à peine, tant ses cheveux sont courts. Il la rejoindra dans son appartement. Ils y vivront en concubinage pendant un an. Peu commun. Les pressions sociales, et en particulier des communautés catholique et maritime qu’ils sont amenés à fréquenter, les poussent à se marier. En 1956.

Les voyages : une nourriture sociale

Sylvie naît un an après le mariage. Janine raconte son accouchement. Par malice. Gérard, est déjà parti à Madagascar. Le début d’une longue série. Seule, elle part de Méounes en voiture, direction Toulon, clinique Saint-Roch. Elle s’arrête plusieurs fois en chemin, histoire de gérer les contractions. Prend le temps de garer le véhicule avant d’aller donner naissance. Trois semaines plus tard, elle rejoint son mari à Diego Suarez, pour lui présenter le nourrisson. Enchanté, Gérard veut l’emmener au restaurant. Janine n’aspire qu’à une chose : se reposer. Elle lui assène : « tu oublies tous tes plans ». Et l’invite à voir comment on change une couche de bébé. Même formule pour leur deuxième fille, Dominique. Un « prénom de garçon », ce qui vaudra des discussions familiales jusqu’à ce jour. Elle naît deux ans plus tard sur l’île.

Ils reviennent deux ans en France pour repartir à Diego. Puis atterrissent définitivement en France en 1962. Et Gérard repart dix-huit mois « sans famille » à Mururoa, à Tahiti. « Faire les essais nucléaires ». Janine va le rejoindre, trois ou quatre fois. Pendant toute cette période, elle élève ses enfants à Toulon. Seule. Janine côtoie alors des personnalités importantes dont le Roi d’Espagne, Pablo Neruda… « Des gens passionnants ». Elle se réjouit du souvenir des soirées à la préfecture maritime et leur lot d’échanges humains. Puis viendront la Réunion, la Nouvelle-Calédonie, « où ils mènent une vie très agréable ». Et enfin, Paris, ou tout du moins sa région : Vanves, où le couple demeurent désormais. Gérard quitte la Marine un peu plus tard pour une entreprise privée. Il part en Inde, en Australie, en Chine… Ces années représentent autant de « moments de joie » que tous ces voyages et rencontres ont contribué à produire.

Janine aime fondamentalement les gens. Et en particulier ceux qui l’entourent. Elle ne comprend pas qu’on puisse tuer, « faire des horreurs », « trancher des têtes », etc. Porter atteinte aux êtres humains, quels qu’ils soient. Elle soupire. Elle aspire à la paix. Elle enchaîne spontanément sur l’état de déconfiture de la « politique » actuelle. Elle se sent « scandalisée ». Elle lève les yeux au ciel, histoire de réfléchir. Elle n’admet pas les attitudes des politiciens contemporains qui mettent en avant des propos ou des actions par « ambition personnelle » plutôt que pour le bien du pays. Totalement contradictoire à ses sentiments profonds. Elle convient par la même être engagée « en paroles » de la même façon qu’elle a toujours été maîtresse de ses choix. La détermination et le goût des autres la structurent.

L’amour comme guide

Sylvie ne rechigne pas à exprimer sa fierté. Quand elle et sa sœur étaient jeunes, sa mère savait répondre à toutes les questions du Jeu des 1 000 francsà la radio. Elle a toujours su organiser les différents déménagements. Leur a facilité la vie. Sans aide. Les a élevées, nourries, blanchies. A toujours été active. « Débrouillarde ». Un « engagement total ». Et Janine est toujours sur le pied de guerre pour l’interrompre. L’index pointé vers le cœur. Car il s’agit d’elle. Elle exprime son désaccord. Modeste. Tout cela ne représente pas grand’ chose. Elle reconnaît toutefois que sa vie est « riche » pas tant financièrement qu’humainement. Avec une grande émotion, elle insiste sur l’importance qu’elle accorde au fait qu’elle sait d’où elle vient, qui elle est et à qui elle le doit. Ses parents. À l’appui de son témoignage puissant et pour clore notre entretien, elle se lève de nouveau et revient avec un ouvrage, manuscrit, illustré à la main, avec des collages. Sur l’histoire de Méounes, ses grottes, son patrimoine. Elle l’effeuille avec précaution. Élégance. L’auteur en est son père. L’admiration est intacte.

 

Joelle Palmieri
4 février 2015

 

L’instituteur Joseph Ducret

Joseph Ducret, instituteur, officier de réserve et responsable local du Secours national à Méounes, fait partie, dès le début de l’année 1942, du « réseau des instituteurs », embryon de résistance constitué au nord-ouest du département du Var. Ce réseau est en contact avec les mouvements Combatset Libération. Il participe alors à la filière d’évasion des militaires vers l’Espagne. Courant 1942, le commandant Hamel demande à Joseph Ducret de structurer ce réseau informel, qui étend ses ramifications jusque dans le Haut Var, pour le compte de l’Armée Secrète(AS). Au cours de l’automne 1943, de nombreuses arrestations désorganisent l’AS et amènent les responsables du secteur à se rapprocher de l’Organisation de la Résistance de l’Armée(ORA) liée au général Giraud et à l’Armée d’Afrique, qui vient de se créer autour d’officier démobilisés. Dans ce cadre, Joseph Ducret, en devient chef de réseau local, sous la responsabilité du lieutenant-colonel Lelaquet.

À la sortie de la guerre, Joseph Ducret se prend de passion pour la spéléologie et découvre lui-même de nombreuses grottes dans la région. Il les topographiera avec minutie, au point qu’un des avens porte son nom : « la grotte du Colonel ».

En fin de vie, il se prend de passion pour l’abbaye du Thoronet pour laquelle il mettra tous les moyens en œuvre pour veiller à sa réhabilitation.

Aujourd’hui, l’école primaire de Méounes porte son nom.

 

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